La Frontière Interview choc par Virginie Lebrun

 

Frontière

Plusieurs fois, on m’a reproché de ne pas parler de moi, de ne pas me dévoiler. Pourtant quand on lit la Frontière entre les lignes, (roman à 90 % autobiographique), on  trouve beaucoup d’éléments sur ma vie.

De nature discrète, je n’aime pas me montrer, mettre par exemple des photos de moi sur les réseaux sociaux…


La Frontière: une des interviews « vérité »

Avant d’accepter  les interviews, je vais toujours regarder le blog ou site de la personne.
Je ne connaissais pas Virginie Lebrun mais son blog m’a intéressée : ses poèmes, ses critiques littéraires, la rencontre avec de nombreux artistes (écrivains, peintres, musiciens, comédiens etc).

Il y a outre, une approche humaine, une finesse dans l’écriture de ses textes toutes formes confondues, une sensibilité dans les interviews qu’elle réalise avec les artistes ; d’emblée, cela m’a séduit.
Quand Virginie Lebrun m’a envoyé par mail ses questions,  j’ai compris, qu’elle avait bien analysé le roman La Frontière, qu’elle l’avait lu entre les lignes . J’ai compris aussi que je n’avais plus le choix et que par souci d’honnêteté envers le lecteur, je devais me dévoiler; cela c’est fait naturellement. Je me suis sentie en confiance et l’interview choc a pu commencer.

Avant, je voudrais mettre cette image avec la citation de Jean Cocteau.

 

Frontière

J’ai mis cette citation de Jean Cocteau car la folie est un terme, une notion polysémique: il fait généralement peur; on pense tout de suite à un comportement anormal, une maladie mentale et forcément à l’asile, l’hôpital psychiatrique; c’est d’ailleurs le sujet de La Frontière.

Paradoxalement, la folie a un autre sens : dans certains contextes, et précisément dans mon roman qui est un récit autobiographique, elle est synonyme d’acte raisonnable, face à une situation infernale, dangereuse qui  peut anéantir des vies.

Voici l’entrevue de Virginie Le brun, sur son blog Virginia L.
Bonne lecture ! Lien ici

 

 

 

 

8 Comments
  • Ruelle Geneviève
    novembre 3, 2015

    J’ai lu La frontière à sa parution, et j’ai beaucoup aimé ce livre, à la fois émouvant, réaliste et drôle.
    J’ai beaucoup apprécié cet interview. Le fait de se dévoiler un peu éclaire et répond à de nombreuses interrogations, que la discrétion le respect interdisent de poser.
    Geneviève Ruelle

    • Lucie
      novembre 4, 2015

      Merci !!!

  • martine B
    novembre 3, 2015

    Merci de cette interview, et ravie d’en découvrir un peu plus sur toi même si on avait quelques infos par des mots, tu as été honnête comme dans les mots que tu écris alors j’espère sincèrement que tu seras entendu par un éditeur pour le bonheur de tous parce qu’un livre comme « La Frontière » fait autant de bien qu’un autre roman léger ou un thriller car dans tout ça c’est le plaisir qu’à pris le lecteur à son propre et personnel niveau
    Merci à vous deux de ce moment d’intimité !!

    • Lucie
      novembre 4, 2015

      c’est gentil.

  • Bernard
    novembre 4, 2015

    Belle interview. Belle sincérité.

    • Lucie
      novembre 4, 2015

      Merci ! Une interview qui n’était pas facile. 🙂

  • Oiseau-de-Pluie
    novembre 10, 2015

    Bonjour,

    Je suis entièrement d’accord sur ce que tu dis à propos des hôpitaux psychiatriques. J’y ai vécu l’enfer et à plusieurs reprises, le tout dernier de mes internements a été si traumatisant qu’il est actuellement le troisième pire traumatisme de ma vie ! (les 2 premiers étant des décès d’êtres très chers à mes yeux…).
    On souffre terriblement, et on rajoute de la souffrance à la souffrance, je me demande comment j’ai fait pour résister à ça. En tout cas, j’aimerais bien lutter contre les abus psychiatriques comme on lutte contre le harcèlement scolaire, car le sujet est malheureusement trop tabou et pourtant aussi important, il détruit tant de gens ! (j’ai d’ailleurs vécu les deux et entre les deux, ce sont des abus psychiatriques dont j’ai le plus souffert…)

    « Le Pavillon des enfants fous » de Valérie Valère décrit très bien cet enfer, mais il est dommage qu’il date de 1978 : les gens croient qu’en 2015, toutes ces méthodes barbares ont été abolies, alors que non, hélas… !

    J’ai peur chaque jour d’être enfermée, c’est devenue une véritable phobie maintenant : la phobie de l’hôpital psychiatrique.
    Et c’est encore pire depuis la Maison de Solenn ne me prend plus en charge, car tu oublies de préciser qu’elle n’accueille que les jeunes de 11 à 19 ans. J’en ai 21 maintenant, je suis trop vieille ! Même si je ne vais pas mieux du tout (et même encore plus mal qu’avant, puisque d’affreux drames familiaux sont malheureusement venus s’ajouter à mon mal-être…).

    Et pour les personnes qui ont dépassé les 18 / 20 ans, il n’y a plus rien… hormis des hôpitaux psychiatriques barbares !!

    • Lucie
      novembre 10, 2015

      Merci pour votre témoignage au grand jour. »Le Pavillon des fous  » de la regrettée Valérie Valére décrit parfaitement les abus de l’hôpital psychiatrique.
      Je comprends votre douleur. Mais ne condamnez pas, SVP, l’initiative de M.Poivre d’Arvor, La Maison de Solenn, car elle aide beaucoup d’adolescents, les sauve. Bien à vous.

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