Kufiri présenté au Salon du Livre 2017, chez Buzuku.

 Lucie Léanne Kufiri. Salon du livre 2017

                                                Kufiri au Salon du Livre 2017, stand Kosovo. 

Bonjour à tous !

En mars dernier, au Salon du Livre de Paris, j’ai enfin découvert mon roman La Frontière traduit en albanais : Kufiri. Une joie immense de tenir le livre entre mes mains mais aussi de retrouver  M.Abdullah Zeneli, éditeur de Buzuku, au stand Kosovo (Albanie) qui m’a annoncé de très bonnes nouvelles…

 

1- Kufiri, le voici !

Traduction en francais : Anila Xhekaliu que je remercie pour son travail remarquable. Chapitre 1

Kufiri chapitre 1

 

2-Kufiri en tête des ventes au Kosovo !

Avec une belle promotion, assurée par l’équipe des édtions Buzuku, Kufiri rencontre du succès.

Les médias lui réservent un excellent accueil; quelques exemples :

Ici la chaîne de télévision albanaise Klan Kosova, avec la journaliste Gonxhe Gërxhaliu que je remercie.

 

Autre exemple :  Kufiri en vitrine, à la grande chaîne de télévision Top Channel  : journaliste Beti Njuma

Kufiri top channel

 

Mon éditeur renouvelle donc mon contrat pour la traduction de Kufiri en albanais.

 

3-Les éditions Buzuku m’invitent au Kosovo pour la foire du livre de Pristina !

C ‘est un grand honneur car je suis  tombée amoureuse de la langue albanaise; je l’apprends en toute humilité.

Anila Xhekaliu, écrivain, poétesse et traductrice de Kufiri,  m’aide beaucoup pour apprendre l’albanais;

La langue albanaise est très riche poétiquement.

Début juin (7-14 Juin), je vais découvrir l’Albanie (l’Albanie incluant le Kosovo) ; et en allant à la foire du livre de Pristina, je vais enfin rencontrer mes lecteurs.

J’ai hâte !

Je remercie mon éditeur M.Abdullah Zeneli qui a eu le courage de publier le premier Kufiri (La Frontière).

Sans lui, cette grande aventure n’aurait jamais commencé.

Shume faleminderit M.Abdullah Zeneli !  😀

 

D’autres bonnes nouvelles arrivent pour mon roman…A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

L infirmière court après Miléna dans la Frontière

 

l infirmière

Janet Leight dans « Psychose » film d’ Alfred Hitchcock (1960)

 

L infirmière : ce mot s’écrira sans l’apostrophe dans tout l’article, car c’est le mot-clef choisi pour un meilleur référencement sur Google.

Voici un extrait d’une course-poursuite de La Frontière, entre une aide-soignante et Miléna dans le couloir de l’hôpital.
Miléna (moi), a rendu  visite, en cachette à Carmen, une patiente placée en isolement, pour cause de rébellion. Miléna  arrive à lui parler à travers la porte verrouillée, quand soudain l infirmière la découvre. Elle prend alors la fuite, terrifiée, et s’élance dans le couloir.

Nous sommes au chapitre 3 ; on voit bien que le style s’accélère, est beaucoup plus rythmé car il correspond aux battements de coeur du personnage de Miléna.

Extrait à lire aussi entre les lignes.

 

L infirmière : personnage d’une grande cruauté

« Lignes lumineuses, trajectoires de fuite, néons giclant en traînées de nacre qui rejoignent l’horizon. Perspective panique ; les faisceaux de ma peur eux s’élargissent. Course dans le couloir, maudit couloir -bout d’intestin, occlusion traquenard. L infirmière derrière moi, sa main va m’attraper, un frôlement, à deux doigts. Pulsations du cœur sous-marines ; poulpe affolé sur ventricules, me faisant un sang d’encre.

A contre-courant, à Carmen je parlais, contre la porte de sa cellule quand j’ai senti quelqu’un m’empoigner le bras ; je me suis retournée, ai découvert une infirmière qui me scrutait avec une sévérité mêlée d’étonnement : « Mademoiselle, qu’est-ce que vous faîtes-ici ? C’est interdit ! »
Une femme d’une trentaine d’années, la stature imposante. Effrayée, me sentant prise au piège, je me suis débattue ; l infirmière se cramponnait à mon bras, le serrant violemment jusqu’à ce que je m’extirpe, m’échappe puis m’élance dans le couloir.

A contre-courant, à ma poursuite, cette femme -toujours ; contrecoup du visage blême de Carmen, livide en la voyant, la buvant malgré tout du regard, à travers la lucarne.
Je lutte : jambes rouillées, secondes boueuses qui collent aux semelles. Souffle court, embourbé. Soudain un écart, une coulée d’espace entre nos corps en marche, poche de silence flottant, bougeant, contractions rapprochées vers le jour ; tout glisse en limon, en méandres, tout se dénoue, un filet rouge de soulagement, enfin j’avance. Je traverse des cadres de lumière, des alvéoles éblouissantes, incrustées de faïence, sur une bande grise qui s’élance vers l’infini comme des rails en suspens.

J’ai si peur -un corset de peur m’enserre, m’étouffe- les pas de l infirmière claquent obstinément, m’arrachent des larmes. En guenille, je suis…Mais je cours de rage, de vomissures, d’entrailles. Je m’enfonce davantage, dans une mélasse blanchâtre avec de chaque côté, un collage de portes sans fin, interminable, un supplice géométrique. Brusquement le couloir s’élargit; je reconnais le linoléum sale, la peinture beige qui s’écaille, première partie du couloir, proche du réfectoire. Un peu plus légère maintenant étourdie aussi. Tombée l infirmière, chutée, loin derrière. Sa silhouette se tient immobile ; gueuse à son tour, déchue.

La grisaille murale ; je l’avale à pleins poumons, jusqu’à l’asphyxie. De la sueur me dégouline du front. Je tremble ; d’un seul coup, émergeant du fond du couloir, entre deux lignes qui dérivent, le réfectoire : un carré noir, un bout de ma rage. Exténuée ; des flammèches brûlent mes mollets.
Ne plus penser ; juste les jambes doivent fonctionner. Mécanique machine, courir longtemps, éperdument ; juste les jambes. »

« Rose », poème inspiré d’Une histoire vraie David Lynch

 

histoire vraie

 

 

En 1999, je suis allée voir  Une histoire vraie (« A Straigh Story ») de David Lynch. Un film magnifique, poétique avec deux acteurs fantastiques Richard Farnsworth (Alvin Straight) et Sissy Spacek qui joue le personnage de Rose Straight, fille d’Alvin.

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