Pourquoi ai-je écrit mon roman « la Frontière » ?

psychiatrique

 

 

La Frontière est un roman sur l’hôpital psychiatrique, un internement, à la suite d’une grave crise d’anorexie mentale. Dans la Frontière, je ne parle pas de l’anorexie mentale, mais de la maltraitance de certains psychiatres et infirmières sur les patients.
Après ce séjour en asile psychiatrique, j’ai fait beaucoup de cauchemars. Avec le temps, je pensais qu’ils s’effaceraient et me laisseraient tranquille. Non. Je devais donc exorciser cette souffrance par l’écriture.

L’hôpital psychiatrique

La folie a toujours été mon thème de prédilection : idéal pour mélanger à la fois les images poétiques et l’humour, pour décrire des univers différents, dérangeants. L’internement psychiatrique, je ne l’avais, bien sûr, pas prévu, ni même imaginé.
Cette expérience qui m’avait traumatisée, (le mot est faible), je l’ai l’utilisée pour en faire un puits de poésie.

J’ai aussi écrit La Frontière, pour dénoncer les abus, les dérives du corps médical sur les fous, les malades, comment on les assomme de calmants, comment ils deviennent des fantômes, végétant durant des années inutilement.
L’asile psychiatrique ne soigne pas ; c’est mon avis.

Trouver son style

Un écrivain doit avoir son style qui le démarque des autres. A 26 ans, après des années de labeur, j’ai trouvé mon style; en fait j’en ai trouvé...deux !

-l’un proche du langage parlé, très fluide : celui des articles de mon blog, d’un premier roman publié Le Fou de Littérature puis d’un autre qui a failli être publié Jamais sans mon chien

-l’autre, tout du moins une ébauche, soutenu, riche en poésie, moins accessible au grand public, celui de La Frontière. Mais à 26 ans, littérairement parlant, je n’étais pas mûre et demeurais insatisfaite.

J’avais déjà écrit des romans avec ce style-là Le fils du soleil, Nectar de nuit, des poèmes, des nouvelles…
Mon rêve était d’atteindre le Beau, la perfection littéraire, en réalisant un travail sur le langage, la syntaxe ; jouer avec les mots,  les tordre dans tous les sens. Je m’étais lancée ce défit.
J’étais loin du compte.

La Frontière : perfection littéraire ?

Le commentaire composé, les études littéraires ont été le déclic. En classe de première, pour préparer le bac de français, on en rédigeait beaucoup.

« Plus tard, pensais-je, j’écrirai un roman poétique, sur la folie où l’on pourra faire une étude littéraire de chaque chapitre .»
Cette lubie ne m’a jamais quittée. Pour moi, c’est une approche de la perfection en littérature. Alors j’ai travaillé encore et encore puis en  2015 , j’ai commencé à écrire La Frontière.

Ce roman sur l’hôpital psychiatrique contient des champs lexicaux, une bonne partie de toutes les figures de style de la langue française (métaphores, allitération, répétition, accélération et ralentissement du rythme de la phrase…). On le voit dans le chapitre 1, mais surtout à partir du chapitre 3.

Personne n’atteint la perfection littéraire; heureusement d’ailleurs…

 

Image à la une : Fou de Bassan  -photo de Régis Perdriat

 

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